La neuroplasticité

La neuroplasticité, ou plasticité cérébrale, est aujourd’hui un domaine de recherche scientifique en pleine expansion. Alors que la conception dominante du cerveau a longtemps été que les circuits neuronaux étaient fixés une fois arrivé à l’âge adulte, on sait maintenant depuis une dizaine d’années que le cerveau est en réalité bien plus souple que l’on ne le pensait. En effet, il est « plastique » ou malléable, d’où le terme « neuroplasticité ». Découvrez des techniques qui permettent de favoriser la plasticité cérébrale lors du 2ème congrès européen de psychologie énergétique.

Qu’est-ce que la neuroplasticité ?

Le terme neuroplasticité a été inventé en 1906 par le psychiatre italien Ernesto Lugaro, pour décrire le fait que le cerveau évolue tout au long de la vie. Cette évolution, concrètement, consiste en une reconfiguration des circuits de communication entre les neurones.

Les neurones et la transmission de l’information

Les neurones sont les cellules du système nerveux qui assurent la transmission et le traitement de toutes formes d’informations dans le cerveau. Chaque neurone est constitué de trois parties : le noyau cellulaire, des milliers de ramifications appelées dendrites qui reçoivent l’information, et une branche appelée axone, au-travers de laquelle l’information est diffusée vers un autre neurone. Pour que l’information circule d’un neurone à un autre, elle doit donc passer de l’axone du premier neurone à une des dendrites du second. Ce passage est assuré par une structure spécialisée appelée synapse, qui est un espace étroit entre axone et dendrite qui permet la circulation des neurotransmetteurs. Les neurotransmetteurs, quant à eux, sont les substances chimiques qui assurent la transmission de l’influx nerveux, soit l’information à circuler d’un neurone à un autre.

L’apprentissage et la modification des chemins de l’information

Si l’on envisage le cerveau comme un vaste réseau de neurones interconnectés, toute pensée, toute action, tout sentiment et toute sensation correspond à un cheminement neuronal. Ce cheminement est assuré par les connections synaptiques d’un neurone à un autre, en chaîne. Plus une information est transmise dans le cerveau, plus le circuit neuronal correspondant est emprunté, et plus les connexions synaptiques sollicitées sont renforcées.

C’est ainsi que fonctionne l’apprentissage : qu’il s’agisse d’un apprentissage théorique ou d’un apprentissage moteur, il passe par la répétition, qui se traduit dans le cerveau par la répétition d’un même signal traité par le réseau neuronal. Au fur et à mesure que l’information est répétée, le circuit neuronal emprunté se renforce et la connaissance ou la compétence recherchée au travers de l’apprentissage est accessible de plus en plus rapidement et naturellement. Si une nouvelle information est envoyée au cerveau, le même processus se déroulera : il faudra qu’un nouveau circuit neuronal se forme. Plus cette information sera répétée, plus les connexions synaptiques se renforceront et plus cette information sera intégrée et deviendra automatique.

Neuroplasticité, développement personnel et auto-guérison

On commence tout juste à prendre conscience des ramifications de la neuroplasticité pour le développement personnel et l’auto-guérison. Etant donné que quand les neurones sont actifs en même temps, les synapses entre ces neurones sont renforcées, il s’ensuit qu’en stimulant des neurones par des pensées, émotions et comportements répétitifs, de nouvelles « autoroutes » entre eux sont créées dans le cerveau. Par conséquent, notre esprit et notre corps suivront « par défaut » ces chemins-là plutôt que d’autres. En apprenant de nouvelles informations, en adoptant de nouvelles habitudes, de nouvelles croyances, nous re-câblons littéralement biologiquement notre cerveau.

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